Le blog de Writer Forever

Sur le blog de Writer Forever, je publie des articles et des vidéos sur les thèmes suivants : mon quotidien d’auteur expatrié, mes conseils en écriture, des interviews d’écrivains expatriés, la créativité au quotidien. Je partage aussi avec vous certains de mes textes, mon point de vue sur mes lectures et mon actualité du moment.

Auteur de Finding Your Feet In Chicago (Éditions Summertime, 2012) et de Journal d'une ado expatriée, Véronique Martin-Place est également coach rédactionnel. Elle guide des écrivains en devenir dans la rédaction de leurs livres, de l'idée de départ au point final. L'enseignement universitaire et la transmission tiennent également une place importante dans sa vie.


Pour en savoir plus sur son parcours, lisez sa biographie

Comment le mind-mapping peut vous aider à écrire ?

Comment le mind-mapping peut vous aider à écrire ?

Que l’on écrive un récit jeunesse, un guide pratique ou un simple texte, il faut avant de se mettre à écrire avoir réfléchi en amont au déroulement de son propos. Autrement dit, il faut organiser ses idées pour rédiger. Classiquement, on construit ce que l’on appelle un plan. Mais, il existe aussi d’autres techniques pour ceux et celles que cette méthode rebute. C’est pourquoi aujourd’hui dans cet article, je vous explique en quoi le mind-mapping peut vous aider à organiser et structurer vos idées pour ensuite écrire plus rapidement et surtout plus efficacement.

 

Qu’est-ce que le mind-mapping ?

Une  mind map ou en français une carte mentale est un schéma qui représente le fonctionnement de notre pensée à partir d’un thème, d’un mot ou d’une expression. 

Selon le site internet Mindmapping.com, une carte mentale est « une représentation non-linéaire qui permet d’organiser ses idées de façon intuitive autour d’un noyau central. L’intérêt de la mind map est de pouvoir transformer une longue liste de tâches monotones en une représentation graphique colorée et attractive, plus facilement mémorisable et proposant une organisation claire des ses idées. Le concept reprend la façon dont le cerveau fonctionne, raison pour laquelle il est très intuitif. »

Autrement dit, il peut s’agir d’une manière ludique et très visuelle de cartographier ses idées sous formes d’arborescence, avec des illustrations ou non, mais toujours autour d’une idée centrale qui est le point de départ de la réflexion. 

Alors, concrètement, cela ressemble à quoi une carte mentale ? Et bien cela peut ressembler à cela.  

 Carte-mentale-dune-histoire_20160629-193411_1.jpg

Cette technique permet grâce aux mots clefs mis en valeur par les couleurs et les illustrations de mieux visualiser la globalité de votre histoire, récit ou guide pratique, mais aussi ses détails si vous décidez de développer une sous-arborescence, voire plus. Au final, elle peut vous donner la  structure de base de votre histoire. Lors de la rédaction vous n’avez plus qu’à développer à partir de cette structure obtenue en réinjectant des idées ou en les délayant. 

Si vous écrivez un guide, vous pouvez compléter cette méthode en ajoutant des post-its avec un code couleur : jaune pour les témoignages, rose pour les conseils, orange pour les données chiffrées, etc.

À qui le mind-mapping peut-il être utile ?

Le mind-mapping peut être utile à tout le monde. Il suffit souvent de l’essayer pour l’adopter dans toutes les sphères de sa vie, personnelle et professionnelle. 

Mais il sera d’autant plus utile et efficace pour les créatifs chez qui la mémoire visuelle a un rôle important. Il sera moins bloquant que la recherche d’un plan classique et linéaire. Cela vient sans doute aussi du support que l’on utilise pour créer une carte mentale : une grande feuille blanche, un grand tableau blanc, voire même des logiciels de mind-mapping. Eh oui, ça existe ! 

Comment utiliser le mind-mapping pour écrire ses textes ? 

Pour ceux qui se lancent dans la construction d’un projet rédactionnel, la carte mentale peut servir d’outil de réflexion en amont pour synthétiser des fiches de personnages, décrire des lieux ou des situations, structurer le contenu des chapitres de son guide ou même de son roman. 

Cette méthode peut aussi tout simplement débloquer des passages à vide chez les créatifs, ce que l’on appelle le syndrome de la page blanche chez les écrivains, en se concentrant sur une idée, un personnage, pourquoi pas une scène.

Enfin selon moi, cette technique peut être utiliser à tout moment dans le processus rédactionnel et surtout en complément de l’utilisation d’un plan classique et linéaire. 

Pour résumer, ne vous privez pas de cette technique, testez-là et incorporez-là dans vos routines d’écriture. Vous m’en direz des nouvelles. 

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Quel genre de livre écrire en expatriation ?

Quel genre de livre écrire en expatriation ?

Dans mon précédent article Pourquoi écrire un livre en expatriation ?, je vous ai expliqué en quoi la réalisation d’un tel projet valorisait à la fois votre parcours personnel et professionnel. 

Oui mais maintenant vous vous posez la question suivante : quel genre de livre écrire en expatriation ? 

Tel est l’objet de cet article, qui si vous êtes motivée par la rédaction et la publication d’un ouvrage, va vous donner des pistes pour vous lancer dans cette formidable aventure.

Faire un état des lieux

La première étape va consister à faire un état des lieux de votre situation sur tous les plans : personnel, professionnel, familial, social, etc. L’objectif est de faire un travail d’introspection sur vous-même. 

Pour cela, prenez une très grande feuille de papier et notez comme elles viennent toutes les réponses aux questions suivantes : qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Tout en gardant à l’esprit que le sujet central et commun à toutes ces questions, c’est vous ! Chacune de ces questions doit être remise dans les contextes que j’ai cités au départ à savoir personnel, professionnel, familial, social, etc. 

À l’aune de ce travail, des thématiques qui reflètent votre parcours, votre personnalité mais aussi votre expertise doivent émerger. Vous avez là l’embryon de votre projet de livre, voire même de plusieurs. Demandez-vous laquelle est la plus importante à vos yeux. Pour cela faites appel à vos valeurs, à vos envies profondes, à vos rêves d’enfant. Faites-vous plaisir !

Le titre de cet article est Quel genre de livre écrire en expatriation ? Et jusque-là, je n’ai pas vraiment parlé de cette dimension. Mais si vous avez fait votre travail d’introspection, je suis certaine que cet aspect doit ressortir d’une manière ou d’une autre dans vos thématiques d’écriture. Elle est même peut-être de partout sur votre feuille ! Elle est - j’en suis certaine - le fil directeur de  votre travail sur vous-même.

Choisir son style et son genre de livre expat

Pour vous donnez une vision très concrète de la diversité des livres que l’on peut écrire en expatriation, voici une liste non exhaustive réalisée en fonction de profils dans lesquels vous vous reconnaitrez peut-être et qui parfois se rejoignent : 

  • La femme expat blogueuse : vous avez un blog, et si vous en faisiez un livre ? C’est ainsi que j’ai écrit et publié mon premier ouvrage Finding Your Feet In Chicago. Tous les sujets sont envisageables. 
  • La femme expat entrepreneuse : grâce ou à cause de votre expatriation, vous être devenue solo-preneure, web-entrepreneure ou expatpreneure. Pour résumer, vous vous êtes réinventée afin de continuer votre activité. Et si vous partagiez votre expérience dans un livre ? Mieux, si vous faisiez part de vos pratiques professionnelles dans un tel contexte pour valoriser votre expertise et renforcer la visibilité de votre entreprise ? 

 

Lisez la suite de ce billet sur le site de Femmexpat pour qui j'ai rédigé ce texte. 

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Pourquoi écrire un livre en expatriation ?

Pourquoi écrire un livre en expatriation ?

Depuis de nombreuses années, vous avez envie d’écrire un livre. Mais prise par le tourbillon de la vie et ses atermoiements, vous n’êtes jamais passée à l’acte. 

Et si l’expatriation était l’occasion de réaliser ce rêve ?

Un projet personnel à réaliser en expatriation

Écrire un livre n’est pas une idée qui vient généralement du jour au lendemain. C’est souvent, quels que soient le genre et le sujet, une envie et un besoin que l’on a en soi depuis longtemps.

Écrire un livre est souvent un acte qui fait sens par rapport à sa trajectoire personnelle et/ou professionnelle. C’est un acte qui répond à une envie forte et parfois urgente quelles que soient les motivations qui poussent à écrire. 

L’expatriation est le moment idéal pour réaliser un tel projet pour les raisons suivantes : 

  • après l’installation des premiers mois, on a généralement du temps à revendre et l’on déborde d’énergie que l’on peut enfin mettre au service de son projet de livre ;
  • vivre à l’étranger renforce la créativité mais aussi la curiosité. On a généralement soif d’apprendre et notre esprit est ouvert à la nouveauté et à la différence. Sans vraiment s’en rendre compte, on absorbe des informations et des situations que l’on pourra exploiter dans un futur projet rédactionnel.

Mais écrire un livre peut aussi en plus du projet strictement personnel se doubler d’une dimension professionnelle qui valorisera un séjour à l’étranger.

Lisez la suite de ce billet sur le site de Femmexpat pour qui j'ai rédigé ce texte. 

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Mes coups de coeur 2015 en littérature jeunesse

Mes coups de coeur 2015 en littérature jeunesse

Entre janvier et fin avril 2016, j'ai fait partie du comité de lecture jeunesse de la médiathèque Ormédo, situé à Orvault dans le département de la Loire-Atlantique (44). 

Le principe était le suivant : lire un maximum de livres jeunesse parmi une sélection d’ouvrages parus en 2015. Nous étions une dizaine de lecteurs et 42 albums avaient été pré-sélectionnés par les deux animatrices de la médiathèque. J’ai pu en lire 35, à raison de 5 ou 6 livres tous les 10 jours environ. 

Voici mes six albums préférés, l’objectif étant pour la médiathèque de mieux orienter les très jeunes lecteurs et leurs parents et donc de favoriser la lecture et le plaisir des livres. 

N°1 : Doberman, Super-héros d'Elsa Devernois et Eric Gasté aux éditions L'élan Vert.

J'ai adoré cet album, j'ai ri de bout en bout et mes filles aussi. Il y a des jeux de mots, de l'humour et beaucoup d'amour, une petite souris qui se promène dans l'histoire et une chute inattendue. Bref, un grand bonheur !

N° 2 : L'oiseau qui avait avalé une étoile de Laurie Cohen et Toni Demuro aux éditions La Palissade.

L'histoire d'un petit oiseau différent et donc rejeté. Un très bel album pour aborder le thème de la différence et donc de la tolérance avec les enfants. Des illustrations superbes !

N°3 : Tout est possible de Giula Belloni et Marco Trevisan aux éditions Passe Partout.

Un très bel album où deux personnages opposés et dont l'association de prime abord semble improbable, un mouton et un loup, mette tout en oeuvre pour réaliser le rêve du mouton : voler. Un livre sur la persévérance à lire et à relire aux enfants par leurs parents pour lever les barrières limitantes et invisibles que nous nous mettons nous-mêmes ... parfois sans nous en rendre vraiment compte. 

N° 4 : Ouf ! de Ghislaine Roman et Tom Schamp aux éditions Milan.

Livre tableau selon moi dans lequel les détails foisonnent et qu'il faut lire plusieurs fois pour inégrer tous les détails. Un livre unique en son genre, un bijou qui raconte l'histoire et la vie d'un arbre. Superbe !

N° 5 : Le vaillant petit gorille de Nadine Robert et Gwendal Le Bec aux éditions Seuil Jeunesse.

Un très beau livre avec un joli texte et des illustrations stimulantes sur le thème de la rumeur et de ces conséquences. 

N°6 : Petites bêtes d'Angela Diterlizzi et Brendan Wenzel aux éditions Circonflexe.

Un très beau livre simple, ludique et éducatif sur le monde des insectes. A feuilleter dans son jardin avec ses enfants pour découvrir le monde minuscule mais fascinant des insectes. 

 

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Atelier d'écriture : le miroir

Atelier d'écriture : le miroir

 

Dans ma dernière vidéo intitulée "Le récit à la deuxième personne est-il possible ?", je vous avais promis en conclusion de partager avec vous un texte dont je suis l'auteure et que j'ai écrit à la seconde personne du singulier. Comme promis, le voici. Vous pouvez, le lire et/ou l'écouter.

 

 

Pour l'écouter : 

 

Artist Name - Le-Miroir.m4a

 

Tu te brosses les cheveux devant le miroir de la salle de bain aux murs défraichis. Tu t’appliques à donner un mouvement à ta crinière brune. Tu te rapproches de ton reflet. Tu poses ta brosse pour mieux examiner dans le miroir cette mèche de cheveux blancs, située juste derrière l’oreille. Elle t’énerve. Elle t’inquiète. Tu te dis que tu devrais peut-être te teindre les cheveux comme ta mère l’avait fait à ton âge. Non, surtout pas. Tu es comme tu es. Un point c’est tout. Tu te convaincs qu’elle ne se voit pas parce qu’elle est cachée par les cheveux du dessus. Tu te demandes : « Et s’il y en avait d’autres ? Ailleurs que derrière l’oreille ? ». Tu t’y prends à deux mains. Tu écartes tes cheveux presque un à un. Tu découvres avec stupeur qu’il y en a des tonnes. Mais depuis quand ? Tu te mets à les compter. A peine arrivé à 20, tu te rends compte de la stupidité de l’acte. Autant cherché une aiguille dans une botte de foin. Tu t’écartes du miroir et tu te regardes. Tu examines ta peau - blafarde - le contour de tes yeux - bleutés - ta bouche - fatiguée. Autant te rendre à l’évidence. Tu as pris un sacré coup de vieux. 

Tu te maquilles tout en réfléchissant à cette découverte affligeante : qu’est-ce que tu as vieilli ! Personne ne te l’a dit. Non, personne. Même pas ton mari. Même pas tes enfants. Peut-être ne s’en sont-ils pas rendu compte. Par habitude. Par manque de temps. Par désintérêt ? Et toi ? Tu n’avais vraiment rien remarqué ? Ben non, trop affairée que tu es à t’échiner au boulot pour joindre les deux bouts, à t’occuper des autres, à subvenir à leurs besoins quotidiens, à ne jamais demander de l’aide. Quand as-tu pris soin de toi pour la dernière fois ? Quand as-tu été chez le coiffeur par exemple, hein ? Tremblante, tu appliques un peu de rouge à lèvres couleur framboise pour raviver ton visage. Demain, tu prendras rendez-vous. Oui, demain … peut-être.

Tu t’observes à nouveau dans le miroir pour voir l’effet du rouge sur tes lèvres. Et là, tu as un choc. On dirait ta mère à ton âge. Le même regard. La même bouche. La même expression fatiguée. Exactement ce que tu refuses. Si seulement ce n’était qu’une ressemblance physique. Mais tout dans ce visage te rappelle tout à coup son parcours qui est aussi le tien. Une scolarité moyenne dans une école moyenne. Une jeunesse trop tôt bousculée par une première grossesse. Un mariage précipité. Un travail que tu n’aimes pas. Tout est là dans ton reflet qui révèle ton milieu. Tu aurais tellement voulu t’élever, ne serait-ce qu’un tout petit peu, pour ne pas finir comme elle : aigrie par la médiocrité de sa vie.

Tu vois défiler dans ton regard des souvenirs d’enfance : ta rentrée des classes en sixième, la peur au ventre, la crainte du regard des autres. Ton cartable en mauvais cuir, le même que les années précédentes, alors que les autres … Les autres avaient le dernier Tann’s ! Ton parcours scolaire moyen, les choix d’orientation. Tu voulais être une artiste, faire les beaux-arts. Dessiner, c’était ta vocation, ce qui te faisait vibrer, comme on dit maintenant. Tu te rappelles encore de la réaction indignée de ta mère : « Tu rêves ou quoi. L’art, c’est pas sérieux. Tu seras secrétaire, ma fille ! »

Tu détournes le regard de toi-même pour te concentrer sur le miroir. L’objet en tant que tel. Tiens, des traces de doigts. Une projection de dentifrice. Tu cherches ton spray nettoyant spécial vitres. Ton chiffon en coton. Tu nettoies pour oublier, pour détourner ton attention de cette réalité cruelle, de ton quotidien minable, de ce que tu es devenue. Pourtant il va bien falloir t’y faire, vivre avec, à moins que … La roue tourne, ma belle ! La roue tourne. Et elle a tourné trop vite pour toi. Soit tu continues comme ça sans te poser de questions et tu deviens comme ta mère soit tu te prends en main. En as-tu le courage ? As-tu encore le temps ? Tes yeux s’accrochent au lavabo. Quelqu’un à oublier de le rincer. Vite, tu le nettoies à grand renfort de Mr Propre.

Tu as peur. Tu te recroquevilles sur toi-même. Tu ne veux pas tout chambouler, modifier ton équilibre précaire et misérable qui te détruit à petit feu. Eh bien, c’est ça ou tu crèves sur place lentement mais sûrement. Et sans rien dire, ok ? Te plains pas de ta vie, s’il te plaît, y en a qui sont plus à plaindre que toi. Estime-toi heureuse. C’est ce que ta mère te disais, quand t’étais gamine et que tu rêvais de ton premier jean, devant la vitrine du magasin de la rue principale de ton village : « De quoi tu te plains ? T’as déjà un pantalon que je sache ! » Cette phrase prononcée par la voix nasillarde et amer de ta mère retentit dans ta tête. Elle serait là, elle te dirait : « Mais à quoi tu rêvasses ma cocotte, il est déjà plus de 6 heure du mat. Tu as deux trains à prendre et 15 minutes de marche. T’as pas de temps à perdre devant la glace. » Tu te redresses. Tu nettoies ta brosse à cheveux, tu ouvres le tiroir devant toi et tu la ranges. Tu regardes ton visage une dernière fois dans le miroir désormais immaculé. Dans la salle de bain, tout est propre. Toi aussi d’ailleurs, de l’intérieur. Comme si ce nettoyage compulsif t’avait aidé à prendre conscience de ta situation. Oui, tu peux partir tranquille car ta décision est prise. Tu n’as plus peur. Tu vas prendre ta vie en main, car même si tes cheveux blancs te disent le contraire, au fond de toi, tu sais qu’il n’est pas trop tard. 

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