Le blog de Writer Forever

Sur le blog de Writer Forever, je publie des articles et des vidéos sur les thèmes suivants : mon quotidien d’auteur expatrié, mes conseils en écriture, des interviews d’écrivains expatriés, la créativité au quotidien. Je partage aussi avec vous certains de mes textes, mon point de vue sur mes lectures et mon actualité du moment.

Cinq leçons à retenir de ma première participation à un salon du livre

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Afin de promouvoir mon premier roman jeunesse Journal d’une ado expatriée et de rencontrer des lecteurs mais aussi des acteurs du livre, j’ai décidé de participer à des salons dans ma région. 

Le 8 octobre 2017, je me suis donc rendue à Corsept, une petite commune de Loire-Atlantique, qui organisait son salon du livre. Voici un épisode de mes aventures d’auteur jeunesse, au fil duquel je partage quelques infos et conseils. 

 

Leçon n°1 : s’inscrire très en amont de la date du salon

 

Journal d’une ado expatriée est sorti en juin 2017 mais j’ai commencé à me renseigner sur les salons du livre bien avant sa publication. Bien m’en a pris car la réservation d’un espace sur des salons gratuits locaux se fait environ six mois à l’avance pour que son dossier soit retenu. 

J’ai utilisé plusieurs canaux d’information pour dégotter les salons qui me conviendraient afin d’yfaire mes premières armes : 

  • un groupe informel d’auteurs, rencontrés dans le cadre de Mobilis, qui a diffusé des informations sur des salons qui auraient lieu à l’automne 2017 ;
  • le site internet l’agenda des salons.

En mai 2017, j’ai donc constitué trois dossiers de candidature alors que mon livre n’était pas encore publié mais en bonne voie de l’être. Je n’ai obtenu que deux réponses positives, le troisième salon n’ayant jamais donné suite à ma demande. 

Ayant bien retenu la leçon n° 1, je commence dès maintenant à préparer les salons du printemps 2018 !

 

Leçon n° 2 :  bien préparer son stand 

 

Mon planning personnel et professionnel étant très rempli, j’ai commencé à préparer mon premier salon trois à quatre semaines avant la date de celui-ci. J’ai listé mes besoins en fonction de ce que me fournirait l’organisateur mais aussi en fonction de mes envies. En effet, je voulais un stand simple mais attirant et qui reflète l’histoire de mon héroïne, Léa. L’objectif :susciter la curiosité des visiteurs et pouvoir instaurer un échange entre eux et moi. Très concrètement, voici les actions que j’ai réalisées : 

  • commander des exemplaires de mon livre auprès de Create Space ;
  • acheter du tissu pour faire une nappe. Cet épisode n’est pas anodin et m’a permis de faire une belle rencontre. C’est une anecdote que je vous raconterai une prochaine fois ;
  • réfléchir à la déco de mon stand pour y mettre en scène mon roman : j’ai rassemblé tous les objets en ma possession qui faisaient le lien avec mon roman (jack’o lanterne, drapeaux français et américain, masque de théâtre, mug de chicago, modèle réduit de taxi américain, etc) sans oublier les présentoirs pour mettre en valeur mon livre ;
  • acheter des fraises tagada et des Petit Lu qui sont les friandises que Léa mange lorsqu’elle est encore en France ;
  • faire une répétition générale une semaine avant en disposant le tout sur la table basse de mon salon (voir photo) afin de m’assurer que je n’avais rien oublié !

 

Leçon n°3 : arriver en avance pour s’installer sans stress

 

Le salon avait lieu le dimanche 8 octobre de 10 heures à 18 h 30 à Corspet. J’avais une petite heure de route pour m’y rendre. La veille, j’avais chargé les deux cartons qui contenaient mon matériel dans le coffre de ma voiture. 

Je me suis levée de bonne heure pour me préparer et me mettre dans l’ambiance. Après un bon petit déjeuner, je suis montée dans ma voiture vers 8 heures, j’ai mis en route le GPS et le sourire aux lèvres, j’ai apprécié le levée du jour sur la campagne ligérienne. J’étais heureuse de partir à la rencontre de mes premiers lecteurs ! Une heure plus tard, j’étais accueille par les organisateurs avec chaleur et bienveillance. J’ai pu m’installer tranquillement avant l’arrivée des premiers visiteurs. 

 

Leçon n°4 : en profiter pour socialiser avec les acteurs du livre

 

Avant que les premiers visiteurs n’arrivent, les exposants ont fait le tour du salon pour rencontrer leurs collègues. Cela m’a permis d’échanger avec un libraire d’un village de la région qui s’est montré très intéressé par mon livre mais aussi et surtout d’autres auteurs qui m’ont fait part de leurs bons conseils en m’indiquant les salons qui seraient les mieux adaptés à mon livre. L’ambiance était conviviale et bon enfant. J’ai passé un bon moment tout en apprenant sur l’activité à part entière qu’est la participation à un salon du livre. 

 

Leçon n° 5 :  sourire, donner et échanger

 

Bien sûr l’objectif d’un salon est de vendre son ou ses livres. C’était l’un de mes objectifs mais je voulais aussi échanger, parler, aller à la rencontre de mes lecteurs. 

Pour moi, ce fut un moment de plaisir. Je crois que cela s’est vu car compte tenu de la localisation du salon (un petit village de campagne) et du nombre d’auteurs présents (une quarantaine), j’ai fait une belle journée. Je pense également que plusieurs éléments ont joué en ma faveur : 

  • j’étais la seule sur le créneau des pré-ados et jeunes ados : les familles qui sont venues ont fait un tour général du salon et sont très souvent revenues vers moi à l'issue de celui-ci. Le fait de leur parler du personnage avec sincérité et de leur avoir donné un marque-page les a sans doute aidées à se rappeler de moi et donc à revenir vers mon stand. 
  • je ne proposais qu’un seul livre. Le choix était donc simple et surtout, il était plus facile de s’en rappeler et moi de leur en parler avec conviction. 
  • mon sourire et mon accueil simple et sincère : je ne cherchais pas à vendre à tout prix mais plutôt à discuter, à échanger et à partager un moment avec mes lecteurs potentiels.

J’ai hâte de participer à mon prochain salon. Il s’agit du salon du livre des auteurs nantais qui aura lieu le dimanche 19 novembre de 10 à 18 heures, à la maison de quartier Madeleine/Champ de mars à Nantes (22, rue Emile Péhant – 44000 Nantes). 

 

On s’y retrouve ? 

 

Vous souhaitez recevoir de manière régulière mes conseils en écriture, connaître les dates de mes prochains salons? Pour cela, je vous encourage à vous inscrire à ma lettre d’infos mensuelle. En bonus lors de votre inscription, vous recevrez un exemplaire de mon e-book intitulé « Votre guide d’accompagnement à l’écriture d’un livre ».

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Dix idées de cadeaux de Noël pour un écrivain expatrié

Dix idées de cadeaux de Noël pour un écrivain expatrié

Noël approche et vous avez dans votre entourage un écrivain expatrié qui est passionné par son projet rédactionnel et vous chercher des idées de cadeaux pour l’encourager dans son aventure ? Vous avez frappé à la bonne porte. Voici une liste de 10 cadeaux de Noël que vous pourrez lui offrir où qu’il soit dans le monde. 

Une liseuse 

Avec cet appareil qui permet de stocker des centaines et des centaines de livres, votre auteur expatrié pourra lire, s’évader et apprendre où qu’il réside. Il suffit bien évidemment qu’il ait une connexion internet juste le temps de télécharger ses livres sur sa liseuse. 

Il existe désormais pléthore d’appareils disponibles sur le marché. Faites votre enquête et demander à votre auteur nomade préféré ce qui lui conviendrai le mieux compte tenu de son mode de vie. Je recommande toutefois le Kindle d’Amazon car c’est le plus globale et le plus internationale, quoiqu’on en dise ! 

Une carte / chèque cadeau pour acheter des livres sur sa liseuse

Cela peut venir en complément du cadeau précédent ou si l’auteur expatrié est déjà équipé d’une liseuse d’un bon moyen de lui offrir des livres en quantité. Il les lira en pensant à vous ! 

Un ordinateur portable

S’il n’est pas déjà équipé, c’est l’occasion de lui proposer une participation à cet achat plus que nécessaire quand on veut écrire et que l’on se déplace beaucoup du fait de son mode de vie nomade.

Un logiciel de correction

Tout écrivain qui se respecte doit faire relire et corriger son manuscrit. Alors bien sûr, on peut s’allouer les services d’un relecteur - correcteur professionnel et d’ailleurs je le recommande vivement. Toutefois, il est bon de savoir que ces professionnels de l’écrit, en plus d’avoir un oeil de lynx, travaillent souvent avec des logiciels très performants dont le plus connu actuellement sur le marché est Antidote. Alors pourquoi s’en passer ? D’autant que l’investissement sera rentabilisé si votre auteur est prolifique et projette d’écrire plusieurs livres. 

Une application pour mieux écrire

Parmi les outils qui ont le plus de succès au sein de la communauté des auteur, expatriés ou pas, ont retrouve Scrivener. Il s’agit d’une application permettant de travailler sur toutes les phases d’un projet rédactionnel : recherche, planification, organisation, rédaction, réécriture et même publication. Il est possible de le tester gratuitement pendant un mois avant de l’acheter, alors pourquoi s’en priver ?

Tasses, mugs, travel mug et compagnie

Et oui, en général, quand on écrit, on boit beaucoup… de thé ou de café, et pas autre chose je vous rassure, bien que certains écrivains soient réputés pour préférés d’autres boissons encore plus fortes. Alors pourquoi ne pas offrir un travel mug personnalisé avec l’inscription « Meilleur écrivain du monde » ou « Futur prix Goncourt » ? 

Des carnets et des stylos

Un écrivain ne se promène jamais sans un carnet et un stylo. Alors pourquoi ne pas l’approvisionner largement ? Mes carnets préférés sont ceux de la marque Moleskine. J’aime également beaucoup les Paperblanks. Mais rien ne vous empêche également d’offrir un carnet personnalisé grâce à des sites comme VistaPrint

Un abonnement à un magazine littéraire

Un abonnement à un magazine littéraire permettra à votre auteur expatrié et nomade de rester au courant de l’actualité littéraire française et étrangère, de connaître les dates des salons et les grandes tendances du monde de l’édition. Le Magazine Littéraire ou Lire sont deux exemples envisageables. 

Un atelier d’écriture à distance

Pratiquer l’écriture dans le cadre d’un atelier d’écriture est une excellent technique pour tester ses textes, sortir de sa zone de confort et faire enfin lire ses productions. Pour les auteurs expatriés, rien de mieux qu’un atelier d’écriture à distance. J’en propose un. N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus.

Un coaching personnalisé pour écrire son livre

Votre auteur ou écrivain expatrié a un projet rédactionnel en tête. Il a même commencé à rédiger quelque chose mais il n’est pas certain de faire bonne route. Il est motivé mais un peu perdu. Offrez-lui un coaching rédactionnel personnalisé pour l’aider à finaliser la première version de son manuscrit. Pour information, je propose deux formules.

J’espère que ces dix idées vous seront utiles pour satisfaire votre écrivain expatrié ou peut-être vous-même car l’auteur, c’est peut-être vous ?

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Ma boîte à outils d'auteur

Ma boîte à outils d'auteur

En ce moment, je lis Manuel d'écriture et de survie de Martin Page. Dans l’une de ses lettres à Daria, il décrit brièvement ses outils de travail : stylo, crayon, ordinateur, etc. La lecture de ce passage m’a donné l’idée et l’envie d’écrire ce billet. Car comme pour tout métier, l’auteur a besoin d’outils concrets et de références pour bien écrire au quotidien. Et ces objets ont souvent une histoire. Ils sont la forme concrète d’une partie de mon univers et de mon imaginaire.

Voici les outils que j’utilise tous les jours pour produire des textes qui deviendront récits, guides, poèmes, histoire pour la jeunesse : 

  • Un stock plus ou moins épars de feuille de brouillon : je les récupère dans le courrier, dans les poubelles de mes filles, parfois à la sortie de l’imprimante ! Je les recycle en écrivant au verso. C’est mon côté écolo qui ressort. 
  • Des stylos et crayons en tout genre : feutres colorés, crayons de couleur, crayon à papier (crayon de bois pour mes filles — maintenant, elles sont nantaises !), stylos bic, stylos à encre. En ce moment, c’est un stylo quatre couleurs qui a ma préférence et me suis de partout. J’aime sa base rose argenté, qui fait girly et que mes filles m’envient. 
  • Des carnets de notes : j’en ai toujours en stock. J’en tiens deux en même temps car ils ont des fonctions différentes. 

- Un carnet du quotidien : l’actuel est constitué d’une couverture en cuir verte. Il est épais et le devient de plus en plus au fur et à mesure que je l’utilise. J’y tiens tout particulièrement car il a une petite histoire. Il m’a été offert par mon mari en 2011 lorsque nous vivions à Chicago. Il porte l’emblème de l’hôtel The Peninsula Chicago, qui fêtait ses dix ans cette année-là. Je ne l’ai pas utilisé tout de suite ! J’y note mon quotidien en vrac : idées, journal intime, liste de choses à faire, notes de réunion ou de rendez-vous. Tout s’y entremêle, même les petits mots ou dessins de mes filles que je colle à l’intérieur pour ne pas les égarer. Il est toujours avec moi. Des signets de couleur pastel me rappellent les choses encore à faire ou les idées d’articles, de poèmes, de textes que j’ai eu et que je dois encore reporter dans un document répertoriant mes idées. 

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- Un carnet de voyages et de dessins : j’y consigne mes déplacements personnels et nos voyages familiaux. C’est une autre manière pour moi de m’exprimer et de consigner mes découvertes et souvenirs. On y trouve des papiers collés, des dessins ratés ou réussis et des textes courts, simples et écrits sur le vif. 

Parmi mes outils de prédilection, il y a aussi des références, des incontournables, des indéboulonnables : 

  • Les "Besherelle" (conjuguaison, grammaire, orthographe) : ils sont toujours à portée de main. Mes filles me taquinent et m’appelle Madame Besherelle car il m’arrive de les consulter juste comme ça, comme on lit une bande dessinée quand on a 13 ou 11 ans !
  • Un bon vieux dictionnaire : Le petit Robert mais aussi mon multi-dictionnaire de la langue française   sur mon ordinateur.
  • Le Petit aperçu de mise en page et de typographie d’Olivier Robert qui est en bonne place sur le bureau de mon ordinateur portable.

 

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Jusque là, je suis très classique : feuilles de papier, stylos, crayons, carnets, dictionnaire. Mais j’utilise également des outils modernes que certains peut-être décrieront. 

  • En premier lieu, mon ordinateur. En fonction des projets, j’écris directement sur la page blanche de mon écran en utilisant mon clavier. Je n’utilise pas de logiciels d’écriture particulier. Juste un logiciel de traitement de texte de base, en l’occurence Pages, l’équivalent de Word sur Mac. Je sais que certaines de mes amies et collègues utilisent Scrivener. Je me laisserai peut-être tenter en 2017 ! Mon ordinateur me sert également à écouter de la musique en période de relecture de manuscrit mais pas d’écriture. Pour écrire, il me faut le silence et le calme. Chacun ses trucs.
  • Puis ma liseuse Kindle est devenue un véritable outil de travail. Elle est ma bibliothèque portative, très pratique quand on déménage beaucoup. Ce qui ne m’empêche pas de lire, de consulter et d’acheter des livres papier. Mais le manque de place me fait souvent préférer ma liseuse et la bibliothèque municipale. 
  • Enfin, internet fait partie de ma vie d’auteur et me permet de faire de belles découvertes. Parmi les sites que j’utilise très régulièrement pour bien écrire et choisir de nouveaux livres, il y a : 

- La ponctuation qui permet en quelques clics de vérifier les règles de ponctuation et de typo ;

- Wordreference, un dictionnaire multilingue en ligne ;

- Goodreads, que j’utilise comme une bibliothèque virtuelle, pour garder une trace des livres (papier ou électronique) que je lis et que je souhaite lire ;

- Amazon (j’entends d’ici les hurlements de certains) pour ses listes d’envie.

Et puis, rien ne serait possible sans une théière, du thé noir, des infusions en tout genre et un mug qui m’invite au voyage. 

Tous ces outils concrets et virtuels peuplent mon univers d’auteur et sont à l’origine de petits rituels quotidiens. Et vous, quels sont les vôtres ? 

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Interview d'auteur : Sophie Landrieux, auteur de Chroniques de l’Amérique au quotidien : une Française décrypte l’American Way of Life

Interview d'auteur : Sophie Landrieux, auteur de Chroniques de l’Amérique au quotidien : une Française décrypte l’American Way of Life

Mon quotidien d'auteure est aussi un quotidien de lectrice. Une fois par mois, je propose donc sur le blog de Writer Forever une interview d'auteurs expatriés (dont j'ai lu le livre) ayant publié un ouvrage traitant de la vie à l'étranger, de l'expatriation ou d'un pays dans lequel ils ont vécu. Il peut s'agir de roman, de témoignages, de fragments de vie, de livre jeunesse ou d'un tout autre genre à partir du moment où il traite de cette problématique particulière. Ces auteurs nous parlerons des raisons qui les ont poussé(e)s à écrire leur ouvrage, de leur processus d'écriture, de la manière dont ils l'ont publié et de leur stratégie de promotion.

Aujourd'hui, je vous propose de rencontrer Sophie Landrieux, l'auteur de Chroniques de l’Amérique au quotidien : une Française décrypte l’American Way of Life.

Pourriez-vous m’en dire un peu plus à propos de votre livre ?

Mon livre « Chroniques de l’Amérique au quotidien » est un témoignage sur la vie en expatriation aux États-Unis. Il traite de la vie de tous les jours dans ce pays en proposant une analyse des différences culturelles entre la France et les États-Unis. Le mode de vie américain est ainsi décrypté. Les principaux thèmes du livre sont l’éducation des enfants, la nourriture, les fêtes ou encore l’archétype de la femme américaine. 

 

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À qui s’adresse-t-il ? 

Ce livre s’adresse principalement aux expatriés aux États-Unis et à ceux qui y préparent leur expatriation. Il peut être utile à toute autre personne intéressée par la vie en expatriation et les différences culturelles. Les francophiles américains font également partie du public visé.

Qu’est-ce qui vous a poussé à l’écrire ?

J’ai écrit ce livre car peu de livres témoignent de la vie de Français aux États-Unis. Par contre, il existe beaucoup d’ouvrages, écrits par des Américains notamment, sur la vie fabuleuse qu’ils ont menée ou mènent en France. Avec ce livre, j’ai voulu mieux comprendre le mode de vie américain pour surmonter certaines difficultés d’adaptation. La vision de l’expatriation demeure souvent trop rose, ou au contraire pessimiste. Je pense qu’il convient d’appréhender cette expérience singulière d’une façon plus nuancée. Mon témoignage évoque le choc culturel et les difficultés d’adaptation, mais montre aussi les nombreux bons côtés de l’expatriation. J’espère que mon livre pourra aider de futurs expatriés à anticiper certaines difficultés et à mieux cerner l’Americain Way of Life pour en profiter pleinement.

Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à sa finalisation ? 

De l’idée à la finalisation, cinq années environ se sont écoulées. J’ai écrit un premier manuscrit en un an. N’ayant pas trouvé d’éditeur en 2012, j’ai abandonné ce projet et ai commencé à travailler à temps plein. Cette année m’a enfin donné le temps de reprendre mon manuscrit et de le terminer. Il n’a cependant jamais quitté mon esprit et j’ai continué à lire sur le sujet, conserver des articles, même quand je n’étais pas dans une phase active d’écriture.

Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontré pendant l’écriture de ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ?

J’ai rencontré plusieurs difficultés. J’ai d’abord hésité entre écrire le livre en anglais ou en français. Le français a fini par s’imposer, ce qui a aussi réorienté le thème du livre pour un public candidat à l’expatriation aux États-Unis

Le manque de temps fait aussi partie des difficultés que j’ai rencontrées. M’autoriser à me consacrer à un projet d’écriture m’a permis d’achever mon livre. J’en ai fait ma priorité.

Comment avez-vous procédé pour publier votre livre ? 

J’ai choisi l’auto-publication avec Amazon. La démarche est très simple.

Pourquoi avez-vous choisi de ce mode d’édition ?

J’ai choisi l’auto-publication car je souhaitais partager mon manuscrit avec mes amis afin de pouvoir ensuite l’améliorer en fonction de leurs remarques et réactions. J’essaie maintenant de trouver un éditeur traditionnel pour en assurer une meilleure diffusion.

Comment assurez-vous la promotion de votre livre ?

Je ne suis pas certaine d’être bien placée pour donner des conseils dans ce domaine. Voici ce que j’ai tenté. En matière de promotion, j’ai d’abord écrit un courriel à mes amis pour les informer de la parution du livre. J’ai aussi publié cette nouvelle sur mon compte LinkedIn. Ensuite, j’ai créé une page Facebook et un blog pour accompagner la sortie du livre. Enfin, j’ai contacté des sites consacrés à l’expatriation pour leur proposer des articles ou interviews.

Quelle est la meilleure méthode selon vous pour promouvoir un livre ? Dans votre cas, qu’est-ce qui fonctionne le mieux ? 

Je pense que les amis s’avèrent les meilleurs prescripteurs. Certains ont eu la gentillesse de partager la nouvelle de la parution de mon livre avec leur propre réseau.

Que vous ont apporté la rédaction et la publication de ce livre ?

J’ai beaucoup appris en rédigeant ce livre grâce à mes recherches sur le sujet. Ma compréhension de la société américaine s’est améliorée. 

Sa publication me donne un sentiment d’accomplissement et me permet surtout de partager mon manuscrit. Beaucoup d’amis français ou américains ont eu envie de me voir pour en parler et me donner leur point de vue. La publication du livre a ainsi fait naître de nombreux échanges.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite écrire un livre ? 

L’écriture est un processus. Il faut de la persévérance et ne pas hésiter à abandonner un manuscrit, puis à le recommencer. Un équilibre entre confiance en soi et autocritique est nécessaire pour arriver à avancer. Un dernier conseil : savoir mettre un point final. Quand un livre est-il achevé ? Je réponds généralement à cette question en préparant mon prochain livre. Je note mes nouvelles idées. Au lieu de m’en vouloir de ne pas les avoir intégrées, je les garde pour mon prochain projet.

Enfin, où peut-on se procurer votre livre ?

Mon livre est disponible sur amazon.fr ou amazon.com.

Biographie

b2ap3_thumbnail_Sophie-Landrieux.JPGSophie Landrieux vit en expatriation aux États-Unis depuis 8 ans avec sa famille. 

Elle est maitre de conférences en gestion. Elle enseignait à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avant son expatriation. Elle a aussi enseigné dans une université américaine pendant plus de trois ans avant de se consacrer à l’écriture. Elle est l’auteur de « Chroniques de l’Amérique au quotidien : une Française décrypte l’American Way of Life » et anime un blog sur ce sujet.

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Atelier d'écriture : le miroir

Atelier d'écriture : le miroir

 

Dans ma dernière vidéo intitulée "Le récit à la deuxième personne est-il possible ?", je vous avais promis en conclusion de partager avec vous un texte dont je suis l'auteure et que j'ai écrit à la seconde personne du singulier. Comme promis, le voici. Vous pouvez, le lire et/ou l'écouter.

 

 

Pour l'écouter : 

 

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Tu te brosses les cheveux devant le miroir de la salle de bain aux murs défraichis. Tu t’appliques à donner un mouvement à ta crinière brune. Tu te rapproches de ton reflet. Tu poses ta brosse pour mieux examiner dans le miroir cette mèche de cheveux blancs, située juste derrière l’oreille. Elle t’énerve. Elle t’inquiète. Tu te dis que tu devrais peut-être te teindre les cheveux comme ta mère l’avait fait à ton âge. Non, surtout pas. Tu es comme tu es. Un point c’est tout. Tu te convaincs qu’elle ne se voit pas parce qu’elle est cachée par les cheveux du dessus. Tu te demandes : « Et s’il y en avait d’autres ? Ailleurs que derrière l’oreille ? ». Tu t’y prends à deux mains. Tu écartes tes cheveux presque un à un. Tu découvres avec stupeur qu’il y en a des tonnes. Mais depuis quand ? Tu te mets à les compter. A peine arrivé à 20, tu te rends compte de la stupidité de l’acte. Autant cherché une aiguille dans une botte de foin. Tu t’écartes du miroir et tu te regardes. Tu examines ta peau - blafarde - le contour de tes yeux - bleutés - ta bouche - fatiguée. Autant te rendre à l’évidence. Tu as pris un sacré coup de vieux. 

Tu te maquilles tout en réfléchissant à cette découverte affligeante : qu’est-ce que tu as vieilli ! Personne ne te l’a dit. Non, personne. Même pas ton mari. Même pas tes enfants. Peut-être ne s’en sont-ils pas rendu compte. Par habitude. Par manque de temps. Par désintérêt ? Et toi ? Tu n’avais vraiment rien remarqué ? Ben non, trop affairée que tu es à t’échiner au boulot pour joindre les deux bouts, à t’occuper des autres, à subvenir à leurs besoins quotidiens, à ne jamais demander de l’aide. Quand as-tu pris soin de toi pour la dernière fois ? Quand as-tu été chez le coiffeur par exemple, hein ? Tremblante, tu appliques un peu de rouge à lèvres couleur framboise pour raviver ton visage. Demain, tu prendras rendez-vous. Oui, demain … peut-être.

Tu t’observes à nouveau dans le miroir pour voir l’effet du rouge sur tes lèvres. Et là, tu as un choc. On dirait ta mère à ton âge. Le même regard. La même bouche. La même expression fatiguée. Exactement ce que tu refuses. Si seulement ce n’était qu’une ressemblance physique. Mais tout dans ce visage te rappelle tout à coup son parcours qui est aussi le tien. Une scolarité moyenne dans une école moyenne. Une jeunesse trop tôt bousculée par une première grossesse. Un mariage précipité. Un travail que tu n’aimes pas. Tout est là dans ton reflet qui révèle ton milieu. Tu aurais tellement voulu t’élever, ne serait-ce qu’un tout petit peu, pour ne pas finir comme elle : aigrie par la médiocrité de sa vie.

Tu vois défiler dans ton regard des souvenirs d’enfance : ta rentrée des classes en sixième, la peur au ventre, la crainte du regard des autres. Ton cartable en mauvais cuir, le même que les années précédentes, alors que les autres … Les autres avaient le dernier Tann’s ! Ton parcours scolaire moyen, les choix d’orientation. Tu voulais être une artiste, faire les beaux-arts. Dessiner, c’était ta vocation, ce qui te faisait vibrer, comme on dit maintenant. Tu te rappelles encore de la réaction indignée de ta mère : « Tu rêves ou quoi. L’art, c’est pas sérieux. Tu seras secrétaire, ma fille ! »

Tu détournes le regard de toi-même pour te concentrer sur le miroir. L’objet en tant que tel. Tiens, des traces de doigts. Une projection de dentifrice. Tu cherches ton spray nettoyant spécial vitres. Ton chiffon en coton. Tu nettoies pour oublier, pour détourner ton attention de cette réalité cruelle, de ton quotidien minable, de ce que tu es devenue. Pourtant il va bien falloir t’y faire, vivre avec, à moins que … La roue tourne, ma belle ! La roue tourne. Et elle a tourné trop vite pour toi. Soit tu continues comme ça sans te poser de questions et tu deviens comme ta mère soit tu te prends en main. En as-tu le courage ? As-tu encore le temps ? Tes yeux s’accrochent au lavabo. Quelqu’un à oublier de le rincer. Vite, tu le nettoies à grand renfort de Mr Propre.

Tu as peur. Tu te recroquevilles sur toi-même. Tu ne veux pas tout chambouler, modifier ton équilibre précaire et misérable qui te détruit à petit feu. Eh bien, c’est ça ou tu crèves sur place lentement mais sûrement. Et sans rien dire, ok ? Te plains pas de ta vie, s’il te plaît, y en a qui sont plus à plaindre que toi. Estime-toi heureuse. C’est ce que ta mère te disais, quand t’étais gamine et que tu rêvais de ton premier jean, devant la vitrine du magasin de la rue principale de ton village : « De quoi tu te plains ? T’as déjà un pantalon que je sache ! » Cette phrase prononcée par la voix nasillarde et amer de ta mère retentit dans ta tête. Elle serait là, elle te dirait : « Mais à quoi tu rêvasses ma cocotte, il est déjà plus de 6 heure du mat. Tu as deux trains à prendre et 15 minutes de marche. T’as pas de temps à perdre devant la glace. » Tu te redresses. Tu nettoies ta brosse à cheveux, tu ouvres le tiroir devant toi et tu la ranges. Tu regardes ton visage une dernière fois dans le miroir désormais immaculé. Dans la salle de bain, tout est propre. Toi aussi d’ailleurs, de l’intérieur. Comme si ce nettoyage compulsif t’avait aidé à prendre conscience de ta situation. Oui, tu peux partir tranquille car ta décision est prise. Tu n’as plus peur. Tu vas prendre ta vie en main, car même si tes cheveux blancs te disent le contraire, au fond de toi, tu sais qu’il n’est pas trop tard. 

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Vous souhaitez recevoir de manière régulière mes conseils en écriture, connaître les dates de mes cafés coup de pouce pour auteurs débutants ou encore la date de mes prochains ateliers d’écriture ? Pour cela, je vous encourage à vous inscrire à ma lettre d’infos bi-mensuelle. En bonus lors de votre inscription, vous recevrez un exemplaire de mon e-book intitulé « Votre guide d’accompagnement à l’écriture d’un livre ». 

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